
Prévisions GBP/CHF : la livre sterling recule face au franc suisse après son plus haut de 2026 (Octobre 2026)
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Par Brice DELHOME
- Taux actuel : la livre vaut 1,0912 franc au 2 octobre, en baisse de 1,3 % sur la séance, deux jours après avoir atteint 1,1090, son plus haut niveau de l'année et depuis juin 2025. Elle en valait 1,0662 le 2 janvier et 1,0389 à son plus bas, le 27 février. Notre corridor d'ici la fin de l'année reste 1,0800 – 1,1100 : approchée le 30 septembre, la borne haute n'a pas été franchie, et la paire se situe désormais dans la moitié basse du corridor.
- Le moteur : un écart de rendement de 3,75 points. La Banque d'Angleterre maintient son taux à 3,75 %, la BNS reste à 0 %.
- Les faits récents : entre le 1er et le 2 octobre, le franc s'est fortement apprécié face à l'euro, un mouvement que la presse suisse relie à la flambée des rendements obligataires, en France surtout. Au Royaume-Uni, le rendement de l'emprunt d'État à trente ans a touché 6,04 % en début de séance le 1er octobre, soit plus de 6 % pour la première fois depuis 1998. L'inflation britannique est remontée à 3,1 % en août, et le 17 septembre, trois membres sur neuf du Comité de la Banque d'Angleterre ont voté pour une hausse de taux.
- Pour un revenu en livres : 5'000 livres valent aujourd'hui environ 5'456 francs, soit 261 francs de plus qu'au plus bas de février, mais 171 francs de moins qu'à la moyenne 2024.
- Le risque à surveiller : le budget britannique du 28 octobre, puis la Banque d'Angleterre le 5 novembre. Convertir par tranches régulières reste la méthode qui ne repose sur aucun pari.
La livre sterling a atteint fin septembre son plus haut niveau de l'année face au franc suisse, portée par une banque centrale britannique qui refuse de baisser ses taux alors que la Suisse reste à zéro ; la livre en a rendu 1,6 % en deux séances, dont 1,3 % entre les taux de référence du 1er et du 2 octobre, quand le franc s'est envolé face à l'euro. Ce guide explique ce qui soutient la livre, ce qui pourrait la faire reculer d'ici la fin de l'année, et ce que ce niveau vaut en francs pour ceux qui perçoivent ou paient en livres depuis la Suisse.
Sommaire de ce guide :
- ⚡ 1. Flash marché : la situation au 2 octobre 2026
- 📊 2. Pourquoi la livre monte-t-elle face au franc suisse en 2026 ?
- 🔮 3. Quelles prévisions GBP/CHF d'ici fin 2026 ?
- 💷 4. Combien vaut un revenu en livres en Suisse aujourd'hui ?
- 🎯 5. Comment convertir sans perdre le bénéfice du taux ?
- ❓ 6. Questions fréquentes
Flash marché : la situation au 2 octobre 2026
La paire GBP/CHF s'établit autour de 1,0912 au 2 octobre, en baisse de 1,3 % sur la séance : c'est la plus forte baisse quotidienne de notre cours de référence depuis le 11 avril 2025, et son plus bas niveau depuis le 3 septembre. Le 30 septembre, elle avait atteint 1,1090, son plus haut niveau de 2026 et son plus haut depuis juin 2025, à un millième de la borne haute de notre corridor, 1,1100. Le mouvement vient du franc, pas de la livre : entre les taux de référence du 1er et du 2 octobre, le franc a gagné 1,7 % face à l'euro, tandis que la livre progressait d'environ 0,4 % face à l'euro. Selon l'agence AWP, qui cite Commerzbank, le marché relie l'envolée du franc à la flambée des rendements obligataires, en France surtout, où le rendement de l'emprunt d'État à dix ans a atteint son plus haut niveau depuis 2002. Nous maintenons le corridor à 1,0800 – 1,1100 ; la paire se situe désormais dans sa moitié basse. La livre a gagné 2,3 % depuis le 2 janvier et 5,0 % depuis son plus bas de l'année, 1,0389 le 27 février — un niveau qui n'était qu'à un cheveu du plancher de novembre 2025, le plus bas de ce croisement depuis le lancement de l'euro en 1999. Deux décisions de banque centrale ont encadré la fin du mois. Le 17 septembre, la Banque d'Angleterre a maintenu son taux directeur à 3,75 %, mais par six voix contre trois, les trois dissidents réclamant une hausse. Le 24 septembre, la Banque Nationale Suisse a maintenu le sien à 0 %, sans signal de hausse. La livre, tombée à 1,0925 la veille de l'annonce suisse, valait 1,0942 le jour même et a repris 1,4 % dans les quatre séances suivantes. La hausse de la fin du mois tenait d'abord au franc, qui avait reculé dans le même temps face à l'euro jusqu'à son point bas de l'année : le rejet par Washington, le 26 septembre, de la proposition iranienne de rouvrir le détroit d'Ormuz a relancé le pétrole, et avec lui les anticipations de hausses de taux hors de Suisse.
Sur la durée, le mouvement de 2026 reste un rattrapage. La livre valait en moyenne 1,1253 franc en 2024 et 1,0942 franc en 2025, avec un point haut à 1,1663 en mai 2024 : le niveau actuel, 1,6 % sous le meilleur de l'année, reste donc loin du meilleur de la période récente. Ce rappel compte pour qui compare son pouvoir d'achat d'une année sur l'autre. Vous pouvez suivre l'évolution en direct sur notre convertisseur GBP/CHF en temps réel, et comparer avec les deux autres grandes paires du franc dans nos analyses des prévisions de change EUR/CHF et des prévisions USD/CHF : le franc a reculé sur les trois fronts en septembre, pour une même raison de fond, avant de se reprendre sur les trois entre le 1er et le 2 octobre.
Pourquoi la livre monte-t-elle face au franc suisse en 2026 ?
Parce qu'elle rapporte, et que le marché s'attend désormais à ce qu'elle rapporte longtemps. Sur le marché des changes, ce qui fait d'abord le prix d'une devise, ce n'est pas la santé de son économie, c'est son rendement et la trajectoire attendue de ce rendement. Quatre forces se combinent aujourd'hui sur la paire.
1. La Banque d'Angleterre ne baisse plus, et une partie de son Comité veut monter
La Banque d'Angleterre a abaissé son taux directeur pour la dernière fois le 18 décembre 2025, à 3,75 %, au terme d'un cycle de quatre baisses en 2025. Depuis, elle n'a plus bougé. Le 17 septembre 2026, son Comité de politique monétaire a confirmé ce niveau par six voix contre trois : Megan Greene, Catherine Mann et Huw Pill ont voté pour une hausse à 4 %, comme ils l'avaient déjà fait le 30 juillet. Le communiqué constate que l'inflation est montée à 3,1 % en août et qu'elle devrait encore progresser dans les prochains trimestres, notamment parce que le conflit au Moyen-Orient a contribué à de nouvelles hausses des prix de l'énergie. Il cite une projection de ses services autour de 3,75 % au quatrième trimestre 2026 et légèrement au-dessus de 4 % au premier trimestre 2027. Sources : Banque d'Angleterre, résumé de politique monétaire et procès-verbal de septembre 2026 ; résumé de politique monétaire de juillet 2026.
La majorité ne voit pas encore de raison de resserrer : le même communiqué relève peu de signes, à ce stade, d'effets de second tour, c'est-à-dire d'une hausse des prix de l'énergie qui se transmettrait durablement aux salaires et aux autres prix. Mais la direction a changé. Il y a un an, la question était de savoir quand la Banque d'Angleterre baisserait à nouveau ; aujourd'hui, elle est de savoir si elle montera. Le 1er octobre, Catherine Mann, qui fait partie des trois dissidents, a jugé dans un discours que les conditions financières réelles étaient « insufficiently tight », c'est-à-dire insuffisamment restrictives. Pour le franc, qui ne rapporte rien, ce changement de cap est considérable. Source : Banque d'Angleterre, discours de Catherine Mann du 1er octobre 2026.
2. L'inflation britannique repart, l'économie tient
Selon l'Office for National Statistics, l'inflation britannique, tirée par les carburants, est passée de 2,9 % en juillet à 3,1 % en août 2026 ; elle était de 2,6 % en juin d'après la Banque d'Angleterre. Le litre d'essence a atteint 161,3 pence en moyenne en août, son plus haut niveau depuis novembre 2022. L'inflation sous-jacente, hors énergie et alimentation, reste stable à 2,6 %, et celle des services à 3,4 %. L'activité, elle, résiste : le produit intérieur brut a progressé de 0,4 % en juillet sur un mois, et de 0,4 % sur les trois mois à fin juillet. Le 30 septembre, l'ONS a révisé la croissance du deuxième trimestre à 0,5 % sur le trimestre, 0,1 point de plus que l'estimation précédente, après 0,6 % au premier trimestre. Le marché du travail est le point faible du tableau, avec un taux de chômage de 4,9 % et des salaires réguliers en hausse de 3,5 % sur un an. Sources : ONS, inflation des prix à la consommation d'août 2026 ; Banque d'Angleterre, résumé de politique monétaire de juillet 2026 (inflation de juin) ; ONS, estimation mensuelle du PIB de juillet 2026 ; ONS, comptes nationaux trimestriels d'avril à juin 2026 ; ONS, marché du travail, septembre 2026.
Une inflation qui remonte avec une croissance qui tient, c'est exactement la combinaison qui empêche une banque centrale de baisser ses taux. Tant qu'elle dure, la livre conserve son avantage de rendement.
3. Le point de fragilité : les emprunts d'État et le budget du 28 octobre
Le tableau a une face moins confortable. Le rendement de l'emprunt d'État britannique à dix ans est passé de 4,52 % le 2 janvier à un plus haut de l'année de 5,37 % le 14 septembre, et se tenait encore à 5,33 % le 25 septembre. Le 1er octobre, c'est l'échéance à trente ans qui a franchi un seuil symbolique : son rendement a touché 6,04 % en début de séance, au-dessus de 6 % pour la première fois depuis 1998, dans un mouvement de hausse des rendements obligataires qui touchait aussi la France. Une partie de cette hausse reflète les anticipations de taux ; une autre tient à l'incertitude budgétaire. Andy Burnham est devenu Premier ministre le 20 juillet 2026 et a nommé le même jour John Healey chancelier de l'Échiquier, en remplacement de Rachel Reeves. Le nouveau chancelier présentera son premier budget d'automne le 28 octobre 2026, accompagné des prévisions de l'Office for Budget Responsibility. Sources : HM Treasury, lettre du chancelier fixant la date du budget ; Banque d'Angleterre, base de données statistique (rendements des emprunts d'État) ; City AM, 1er octobre 2026 (rendement à trente ans).
4. Côté suisse : un franc qui ne rapporte rien et une BNS qui ne bouge pas
Le 24 septembre 2026, la Banque Nationale Suisse a maintenu son taux directeur à 0 % pour la cinquième fois consécutive. Elle a relevé ses prévisions d'inflation à 0,7 % pour 2026 et 0,8 % pour 2027 et 2028, sans évoquer de hausse de taux. Elle constate que le franc a perdu environ 3 % en valeur pondérée par les échanges depuis juin, et attribue ce recul à l'élargissement des écarts de taux avec l'étranger. Elle reste disposée à intervenir sur le marché des changes si nécessaire. Le 1er octobre, l'Office fédéral de la statistique a publié une inflation de 1,0 % en septembre, contre 0,8 % en août, tirée par les produits pétroliers ; elle reste dans la fourchette de stabilité des prix de 0 à 2 % de la BNS. Sources : Banque Nationale Suisse, communiqué du 24 septembre 2026 ; Office fédéral de la statistique, indice des prix à la consommation de septembre 2026.
Face à la livre, l'écart de taux directeurs est aujourd'hui de 3,75 points, contre 2,50 points face à l'euro : c'est l'une des raisons pour lesquelles la livre a davantage progressé que l'euro face au franc depuis le printemps. Un investisseur qui détient des francs plutôt que des livres renonce chaque année à ce rendement. Tant que la BNS reste à zéro, la livre n'a pas besoin de bonnes nouvelles pour se maintenir ; il lui suffit de ne pas en avoir de mauvaises. Le recul du 2 octobre a rappelé la limite de ce raisonnement : quand le franc est recherché comme abri, ce que relevait Commerzbank le 2 octobre au matin, l'écart de rendement ne suffit pas à le retenir.
Les niveaux qui comptent maintenant sur le GBP/CHF
La paire évolue à 1,0912, 1,6 % sous son plus haut de l'année, 1,1090, atteint le 30 septembre à un souffle de la borne haute de notre corridor, 1,1100, qui n'a pas cédé. Elle est repassée sous le seuil rond des 1,1000, franchi pour la première fois de 2026 le 11 septembre, et sous le niveau du jour de l'annonce de la BNS, 1,0942, qui est aussi la moyenne de 2025. Au-dessus, ces deux niveaux deviennent les premiers repères, devant le plus haut de l'année et la borne de 1,1100, puis la moyenne 2024, 1,1253, et le plus haut de 2025, 1,1452, touché en mars 2025. À la baisse, le premier appui est la moyenne de juillet, environ 1,0840, puis la borne basse de notre corridor, 1,0800, à 1,0 % du cours actuel. Le plus bas de l'année, 1,0389, marque le plancher de la période. Une réserve s'impose : un budget ou une décision de banque centrale peut invalider ces niveaux en une séance, et c'est précisément pour cette raison qu'ils ne constituent pas une méthode de décision pour qui convertit un revenu.
Quelles prévisions GBP/CHF d'ici fin 2026 ?
Personne ne connaît le taux du 31 décembre, mais on peut cadrer les trajectoires plausibles et surtout chiffrer ce qu'elles coûtent. Une précision de méthode d'abord : à notre connaissance, aucune grande banque ne publie de prévision directe sur la paire GBP/CHF. On peut en revanche la déduire de leurs prévisions sur l'euro. Celles d'ING, publiées le 7 septembre 2026, retiennent un EUR/GBP à 0,87 à trois mois et 0,88 à six mois, et un EUR/CHF stable à 0,94. Par calcul, cela donne une livre autour de 1,080 franc à trois mois et de 1,068 à six mois, soit un léger repli depuis les niveaux actuels. ING estime que le marché anticipe trop de hausses de la Banque d'Angleterre — environ 70 points de base début septembre — et signale le budget du 28 octobre comme un risque pour la livre. Source : ING, G10 FX Talking, septembre 2026. Ces projections de tiers sont citées à titre de repère de marché, non de prédiction, et n'engagent pas ibani.
| Scénario | Déclencheur | Zone GBP/CHF | 5'000 GBP valent |
|---|---|---|---|
| La livre reprend sa hausse | L'inflation britannique de septembre, publiée le 21 octobre, continue de monter ; le budget du 28 octobre est bien reçu par le marché obligataire ; la Banque d'Angleterre relève ses taux le 5 novembre ou laisse clairement entendre qu'elle le fera | 1,1100 – 1,1400 (au-delà de notre corridor) | ~5'550 CHF à ~5'700 CHF |
| Consolidation dans la fourchette (central) | Budget sans surprise, Banque d'Angleterre toujours divisée mais à 3,75 %, BNS à 0 % : l'écart de rendement de 3,75 points continue de soutenir la livre sans lui donner de nouvel élan | 1,0800 – 1,1100 | ~5'400 CHF à ~5'550 CHF |
| Reflux de la livre | Le budget inquiète les créanciers et les rendements des emprunts d'État montent pour de mauvaises raisons ; ou l'inflation reflue plus vite que prévu et le marché renonce aux hausses de taux ; ou regain d'aversion au risque qui profite au franc | 1,0500 – 1,0800 | ~5'250 CHF à ~5'400 CHF |
L'écart entre les deux extrêmes atteint 450 francs par mois sur un revenu de 5'000 livres, soit 5'400 francs sur une année. L'implicite d'ING à trois mois, qui correspond à peu près à la fin de l'année, tombe dans le bas de notre scénario central ; celui à six mois, début 2027, se situe déjà dans la zone de notre scénario de reflux. La séance du 2 octobre a rappelé qu'un plus haut annuel n'est jamais acquis : la livre en a rendu 1,6 % en deux séances, sous l'effet d'un mouvement venu du franc. L'asymétrie des déclencheurs mérite attention. Le scénario favorable à la livre suppose une inflation britannique qui continue de monter, c'est-à-dire une mauvaise nouvelle pour les ménages britanniques ; le scénario de reflux peut venir d'un seul événement, le budget, dont la date est connue mais pas le contenu. C'est exactement la situation dans laquelle une conversion unique décidée à la main est la moins défendable.
Combien vaut un revenu en livres en Suisse aujourd'hui ?
Selon le Secrétariat d'État aux migrations, 36'010 ressortissants britanniques faisaient partie de la population résidante permanente de la Suisse au 31 août 2026, dont 8'300 dans le canton de Zurich, 6'849 dans le canton de Vaud et 4'947 dans celui de Genève. Source : SEM, statistique des étrangers, août 2026. Certains continuent de percevoir une partie de leurs revenus en livres : loyers d'un bien resté au Royaume-Uni, pension de retraite britannique, dividendes, missions facturées à des clients britanniques. S'y ajoutent les entreprises suisses qui exportent vers le Royaume-Uni ou y paient des fournisseurs.
Pour tous, le niveau de la paire se lit directement sur le compte courant. Voici l'évolution d'un revenu de référence de 5'000 livres converti en francs suisses.
| Période de référence | Taux de change (GBP/CHF) | Revenu converti (en CHF) | Écart mensuel vs Moyenne 2024 |
|---|---|---|---|
| Moyenne 2024 | 1,1253 | ~5'627 CHF | - |
| Moyenne 2025 | 1,0942 | ~5'471 CHF | − 156 CHF |
| 2 janvier 2026 | 1,0662 | ~5'331 CHF | − 296 CHF |
| Plus bas 2026 (27 février) | 1,0389 | ~5'195 CHF | − 432 CHF |
| 30 juin 2026 | 1,0703 | ~5'352 CHF | − 275 CHF |
| 31 juillet 2026 | 1,0873 | ~5'437 CHF | − 190 CHF |
| 31 août 2026 | 1,0947 | ~5'474 CHF | − 153 CHF |
| 17 septembre 2026 (décision de la Banque d'Angleterre) | 1,1029 | ~5'515 CHF | − 112 CHF |
| 24 septembre 2026 (décision de la BNS) | 1,0942 | ~5'471 CHF | − 156 CHF |
| 28 septembre 2026 | 1,1032 | ~5'516 CHF | − 111 CHF |
| 30 septembre 2026 (plus haut de l'année) | 1,1090 | ~5'545 CHF | − 82 CHF |
| 1er octobre 2026 | 1,1054 | ~5'527 CHF | − 100 CHF |
| 2 octobre 2026 (actuel) | 1,0912 | ~5'456 CHF | − 171 CHF / mois |
*Méthodologie de calcul : Valeur en francs = (Montant en GBP) × (Taux GBP/CHF). Valeurs brutes, sur la base du taux de référence croisé de la BCE, hors marges bancaires. Les moyennes 2024 et 2025 sont calculées par nos soins à partir des taux de référence quotidiens.
Synthèse de l'expert : au 2 octobre 2026, un revenu de 5'000 livres rapporte 261 francs de plus par mois qu'au plus bas du 27 février, soit un peu plus de 3'100 francs sur une année. La remontée de 2026 a donc effacé environ trois cinquièmes de la perte accumulée depuis 2024 : il manque 171 francs par mois pour retrouver la moyenne de cette année-là, contre 82 francs au plus haut du 30 septembre. En deux séances, l'écart a plus que doublé. Cette lecture a son revers, et le 2 octobre l'a illustré. Deux cinquièmes de la remontée depuis le plus bas de février se sont construits en trois mois, depuis fin juin, et reposent sur une seule variable, l'écart de rendement avec la Suisse ; il a suffi d'une séance où le franc était recherché pour en effacer une partie. Si le budget du 28 octobre ou une inflation en recul remettait cet écart en cause, une bonne partie de ce gain pourrait s'effacer aussi vite qu'il s'est formé.
Comment convertir sans perdre le bénéfice du taux ?
Sur une paire qui a parcouru 1,0942 puis 1,1090 en quatre séances, avant d'en rendre 1,6 % aussitôt après, et qui dépend d'un budget dont personne ne connaît le contenu, attendre le point d'entrée idéal n'est pas une stratégie, c'est un pari. Les derniers jours l'illustrent : 1,1029 le 17 septembre, 1,1003 le 21, 1,0925 le 23, 1,0942 le 24, 1,0977 le 25, 1,1032 le 28, 1,1037 le 29, 1,1090 le 30, 1,1054 le 1er octobre, 1,0912 le 2. Aucune de ces variations n'était annoncée, et aucune ne dit quoi que ce soit de la suivante.
La méthode la plus robuste : convertir par tranches régulières. Celui qui convertit chaque mois la même part de son revenu obtient mécaniquement le taux moyen de la période, sans avoir à prévoir quoi que ce soit. Ce lissage, ou cost averaging, n'offre jamais le meilleur taux de l'année ; il évite de tout convertir au plus mauvais moment, ce qui est l'objectif réel quand il s'agit d'un revenu et non d'un placement. Pour une échéance connue à l'avance — frais de scolarité, acompte immobilier, facture fournisseur —, la logique est différente : c'est là qu'il devient pertinent de bloquer un taux de change à terme, un produit proposé par les banques, plutôt que de subir la séance du jour.
Quelles échéances surveiller d'ici la fin de l'année ?
- 21 octobre : inflation britannique de septembre (ONS). Une nouvelle hausse renforcerait le camp des partisans d'un relèvement de taux au sein de la Banque d'Angleterre.
- 28 octobre : budget d'automne présenté par le chancelier John Healey, avec les prévisions de l'Office for Budget Responsibility. C'est le rendez-vous le plus susceptible de faire bouger la paire dans un sens comme dans l'autre ; la réaction du marché des emprunts d'État comptera davantage que les annonces elles-mêmes.
- 5 novembre : décision de la Banque d'Angleterre, avec un nouveau rapport de politique monétaire qui intégrera le budget. Trois voix pour une hausse en septembre : il en faudrait deux de plus pour faire basculer la majorité.
- 17 décembre : dernière décision de l'année de la Banque d'Angleterre. Calendrier de référence : dates des réunions du Comité de politique monétaire de la Banque d'Angleterre.
- Décembre : examen trimestriel de la BNS. Un maintien à 0 % reste le scénario de base.
Pourquoi la marge bancaire pèse-t-elle plus lourd sur la livre ?
L'analyse de marché ne sert à rien si l'exécution est défectueuse. Le taux interbancaire — actuellement autour de 1,0912 — est le prix de gros de la monnaie. Ce n'est jamais le taux que votre banque de détail vous applique. La livre sterling est moins courante que l'euro dans les opérations de change des particuliers en Suisse, et les conditions de change qui lui sont appliquées sont souvent moins favorables.
Sur une conversion de 5'000 livres, une banque classique applique un taux de guichet majoré et facture des frais de virement international. Une marge de 2 % représente environ 109 francs prélevés sur une seule opération — environ une fois et demie les 71 francs que la baisse de la livre entre les taux de référence du 1er et du 2 octobre a coûtés sur un versement de 5'000 livres — et plus de 1'300 francs sur une année de versements mensuels. La marge est le seul des deux facteurs sur lequel vous avez la main.
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Questions Fréquentes (mise à jour 2 octobre 2026)
Méthodologie et sources : les cours GBP/CHF retenus sont calculés par croisement des taux de change de référence EUR/CHF et EUR/GBP publiés quotidiennement par la Banque Centrale Européenne (1,0912 au 2 octobre 2026 ; 1,1054 au 1er octobre ; 1,1090 au 30 septembre ; 1,1037 au 29 septembre ; 1,1032 au 28 septembre ; 1,0977 au 25 septembre ; 1,0942 au 24 septembre ; 1,0925 au 23 septembre ; 1,1003 au 21 septembre ; 1,1029 au 17 septembre ; 1,0947 au 31 août ; 1,0873 au 31 juillet ; 1,0703 au 30 juin ; 1,0389 au 27 février ; 1,0662 au 2 janvier 2026). Le plus haut de l'année, 1,1090, a été atteint le 30 septembre 2026 ; le niveau de 1,1032, touché les 15 et 28 septembre 2026, constituait le précédent plus haut. Le dernier niveau supérieur, 1,1096, date du 11 juin 2025. Le niveau du 2 octobre, 1,0912, est le plus bas depuis le 3 septembre 2026, et sa baisse de 1,3 % sur une séance la plus forte depuis le 11 avril 2025, selon le même calcul. Les moyennes annuelles 2024 (1,1253) et 2025 (1,0942), la moyenne de juillet 2026 et les plus hauts et plus bas cités sont calculés par ibani à partir de ces mêmes taux de référence quotidiens. Les prévisions implicites GBP/CHF attribuées à ING résultent de notre calcul à partir de ses prévisions EUR/GBP et EUR/CHF publiées le 7 septembre 2026. Le mouvement du franc du 2 octobre et son interprétation par Commerzbank proviennent de l'agence AWP (dépêche du 2 octobre 2026, reprise par cash.ch), le rendement de l'emprunt d'État français à dix ans de la presse financière, le rendement de l'emprunt d'État britannique à trente ans touché en séance le 1er octobre (6,04 %) de City AM et de la presse financière, et les propos de Catherine Mann de son discours du 1er octobre 2026 publié par la Banque d'Angleterre. Le rejet par Donald Trump de la proposition iranienne sur le détroit d'Ormuz, le 26 septembre 2026, provient de la presse d'agence. Les données de politique monétaire proviennent de la Banque d'Angleterre (résumés de politique monétaire et procès-verbaux des 30 juillet et 17 septembre 2026, historique du taux directeur, calendrier des réunions de 2026) et de la Banque Nationale Suisse (communiqué du 24 septembre 2026). Les chiffres britanniques d'inflation, de croissance et d'emploi proviennent de l'Office for National Statistics (publications des 11, 15 et 16 septembre 2026, et comptes nationaux trimestriels publiés le 30 septembre 2026), les rendements des emprunts d'État britanniques de la base de données statistique de la Banque d'Angleterre (courbe nominale, relevés au 25 septembre 2026), la date du budget d'automne de la lettre du chancelier de l'Échiquier au Treasury Committee, et les changements de gouvernement des pages ministérielles de GOV.UK. L'inflation suisse provient de l'Office fédéral de la statistique (indice des prix de septembre publié le 1er octobre 2026), le nombre de ressortissants britanniques résidant en Suisse de la statistique des étrangers du Secrétariat d'État aux migrations (31 août 2026), et les règles de versement de la pension britannique à l'étranger de GOV.UK. Cet article est révisé après chaque décision de politique monétaire de la Banque d'Angleterre ou de la BNS ; la prochaine révision interviendra après le budget britannique du 28 octobre 2026 et la décision de la Banque d'Angleterre du 5 novembre 2026.