
Prévisions USD/CHF : le dollar retombe à 0,8266 franc après son plus haut depuis mai 2025 (Octobre 2026)
Lecture : 11 minutes | Mise à jour :
Par Brice DELHOME
- Taux actuel : le dollar vaut 0,8266 franc au 2 octobre, en recul de 1,0 % par rapport au taux de référence de la veille, sa plus forte baisse quotidienne depuis le 20 août (taux de référence BCE). La veille, il valait 0,8353, son plus haut niveau depuis la mi-mai 2025. Notre corridor reste fixé à 0,8050 – 0,8400, mais le premier support des 0,8300 a cédé.
- Les faits nouveaux : entre le 1er et le 2 octobre, le franc s'est renforcé face à l'euro, au dollar et à la livre, un mouvement que l'agence AWP, citant Commerzbank, relie à la flambée des rendements obligataires, en France surtout. Publié après le taux de référence du jour, le rapport sur l'emploi américain de septembre ne fait état que de 29'000 créations de postes, avec un chômage à 4,2 % et 60'000 emplois retirés aux chiffres de juillet et d'août après révision.
- Le moteur : la Réserve fédérale a relevé son taux directeur le 16 septembre, à 3,75-4,00 %, sa première hausse depuis 2023, et ses projections placent la médiane à 4,1 % fin 2026 comme fin 2027. L'écart de rendement avec le franc atteint 3,9 points ; à notre lecture, le rapport sur l'emploi du 2 octobre affaiblit l'argument d'une nouvelle hausse rapide.
- Pour un revenu en dollars : 5'000 dollars valent aujourd'hui environ 4'133 francs, contre 4'403 francs à la moyenne 2024 — soit 270 francs de moins par mois, et encore 138 francs de mieux qu'au creux du 20 août.
- Pour un acheteur de dollars : la fenêtre se rouvre un peu. 10'000 francs achètent aujourd'hui environ 12'098 dollars, contre 11'972 la veille et 12'516 au creux du 20 août. Convertir par tranches régulières reste la méthode qui ne repose sur aucun pari.
Deux semaines après la première hausse de taux américaine depuis 2023, le dollar a touché le 1er octobre son plus haut niveau depuis mai 2025 face au franc, avant de retomber de 1,0 % au taux de référence du lendemain, le franc s'étant renforcé face à l'euro, au dollar et à la livre. Ce guide décompose ce qui a porté la paire, ce qui pourrait la faire reculer davantage d'ici la fin de l'année, et ce que ce niveau coûte — ou rapporte — en francs, à ceux qui perçoivent ou paient en dollars depuis la Suisse.
Sommaire de ce guide :
- ⚡ 1. Flash marché : la situation au 2 octobre 2026
- 📊 2. Qu'est-ce qui fait bouger le dollar face au franc suisse ?
- 🔮 3. Quelles prévisions USD/CHF d'ici fin 2026 ?
- 💵 4. Combien vaut un revenu en dollars en Suisse aujourd'hui ?
- 🎯 5. Comment convertir sans perdre le bénéfice du taux ?
- ❓ 6. Questions fréquentes
Flash marché : la situation au 2 octobre 2026
Le dollar a reculé. La paire USD/CHF s'établit à 0,8266 au 2 octobre, selon le croisement des taux de référence de la BCE, en recul de 1,0 % par rapport au taux de référence de la veille : c'est sa plus forte baisse d'un taux de référence à l'autre depuis le 20 août, et son plus bas niveau depuis le 23 septembre. La veille, elle avait atteint 0,8353, son plus haut depuis la mi-mai 2025, au terme d'une remontée engagée après le creux du 22 septembre (0,8194) : 0,8277 le 24, jour où la BNS a maintenu son taux à 0 %, 0,8318 le 28, 0,8347 le 30, portée par une BNS immobile et par la relance du pétrole après le rejet par Donald Trump, le 26 septembre, de la proposition iranienne de rouvrir le détroit d'Ormuz. Le recul enregistré entre les taux de référence du 1er et du 2 octobre tient d'abord au franc, qui s'est renforcé face à l'euro, au dollar et à la livre : l'euro est passé de 0,9437 à 0,9279 franc, la plus forte baisse quotidienne de son taux de référence depuis le 16 juin 2022, alors même qu'il reculait aussi face au dollar, de 1,1298 à 1,1225. L'agence AWP, qui cite Commerzbank, relie cette force du franc à la flambée des rendements obligataires, en France surtout : selon la banque allemande, quand les rendements des emprunts d'État montent nettement, il ne reste plus beaucoup de marchés où se mettre à l'abri. Le taux de référence du 2 octobre a été fixé avant la publication, à 14 h 30, du rapport sur l'emploi américain de septembre : 29'000 créations de postes seulement, environ trois fois moins que ce qu'attendait le consensus relevé par la presse financière (environ 85'000 à 90'000), un taux de chômage remonté à 4,2 %, et des révisions qui retirent 60'000 emplois aux chiffres de juillet et d'août. La veille, l'inflation suisse de septembre, à 1,0 %, conforme aux attentes, était restée dans la fourchette de stabilité des prix de la BNS. Rappel de la décision qui a lancé le mouvement de septembre : le 16 septembre 2026, la Réserve fédérale a relevé son taux directeur d'un quart de point, à 3,75-4,00 %, par douze voix contre zéro, sa première hausse depuis 2023 ; la paire était passée de 0,8190 avant l'annonce à 0,8245 le lendemain, avec une pointe à 0,8265 qui avait emporté le sommet de juillet, 0,8208. L'indice dollar est repassé au-dessus de 100, au plus haut depuis sept semaines, et le rendement du bon du Trésor à deux ans a gagné sept points de base, à environ 4,74 %. Le mouvement ne vient pas de la décision, largement anticipée, mais du document publié en même temps : la médiane des projections du Comité place désormais le taux directeur à 4,1 % fin 2026 et encore 4,1 % fin 2027, contre 3,8 % et 3,6 % en juin.
Sur la durée, il faut replacer ces secousses dans leur amplitude réelle. Le dollar avait touché son plus bas de l'année à 0,7604 fin janvier 2026, avant de remonter jusqu'à un sommet de 0,8208 fin juillet, puis de rechuter à 0,7990 le 20 août sur une annonce du Trésor américain. Du 20 août au 1er octobre, il a repris 4,5 % et effacé ce sommet ; au 2 octobre, le gain depuis le creux d'août est ramené à 3,5 %. La paire aura donc parcouru trois fois le même intervalle avant d'en sortir par le haut — ce qui en dit long sur la valeur d'un pari directionnel à court terme. Vous pouvez suivre l'évolution en direct sur notre convertisseur CHF/USD en temps réel, et comparer avec la trajectoire de la paire européenne dans notre analyse des prévisions de change EUR/CHF : le franc a cédé du terrain sur les deux fronts en septembre, mais pour des raisons différentes, et entre le 1er et le 2 octobre, il en a regagné sur les deux à la fois.
Correction : notre édition du 1er octobre indiquait, d'après la presse financière, que le rendement du bon du Trésor à dix ans dépassait 5,30 % ce jour-là, au plus haut depuis 2002. Il s'agissait d'un niveau de séance, rapporté par une seule source ; en fin de séance, selon les taux publiés par le Trésor américain, le dix ans s'établissait à 5,24 %, et le trente ans à 5,61 %. Nous avons retiré la mention « depuis 2002 », que ces taux ne nous permettent pas d'établir.
Qu'est-ce qui fait bouger le dollar face au franc suisse ?
Le moteur de 2026 reste l'écart de rendement entre le dollar et un franc rémunéré à zéro, et la Réserve fédérale l'a élargi le 16 septembre en relevant non seulement son taux, mais aussi la trajectoire attendue de ce taux. Le mouvement enregistré entre les taux de référence du 1er et du 2 octobre rappelle toutefois que cet écart n'est pas le seul ressort de la paire. Quatre forces se combinent aujourd'hui sur la paire, avant d'en venir aux niveaux techniques.
1. La décision du 16 septembre : la hausse était attendue, les projections ne l'étaient pas
Le 16 septembre 2026, le Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale a relevé la fourchette de son taux directeur d'un quart de point, de 3,50-3,75 % à 3,75-4,00 %, par douze voix contre zéro et sans opposition. C'est la première hausse depuis 2023. Le communiqué constate que l'activité économique « progresse à un rythme solide » et que « l'inflation reste élevée », et affirme que ce relèvement « favorisera un retour plus rapide vers l'objectif de 2 % du Comité ». Le taux de rémunération des réserves passe à 3,90 % et le taux d'escompte à 4,00 %, avec effet au 17 septembre. Sources : Réserve fédérale, communiqué du 16 septembre 2026 et note d'application du 16 septembre 2026.
Rien de tout cela n'était une surprise : les contrats à terme valorisaient la hausse entre 80 et 90 % depuis les chiffres d'inflation du 11 septembre. La surprise est venue du document publié en même temps, le résumé des projections économiques. La médiane des dix-huit projections individuelles place le taux directeur à 4,1 % fin 2026 — soit un quart de point de plus que le niveau atteint ce jour-là — et à 4,1 % encore fin 2027, contre respectivement 3,8 % et 3,6 % dans les projections de juin. Seize projections sur dix-huit comportent au moins une hausse supplémentaire d'ici la fin de l'année. Le reste du tableau va dans le même sens : l'inflation PCE attendue pour 2026 est relevée à 3,7 %, sa mesure sous-jacente à 3,4 %, et le taux de chômage de fin d'année est abaissé de 4,3 % à 4,1 %. Autrement dit, la banque centrale voit désormais plus d'inflation et moins de chômage qu'il y a trois mois : exactement la combinaison qui justifie de resserrer. Source : Réserve fédérale, résumé des projections économiques du 16 septembre 2026.
En conférence de presse, Kevin Warsh a résumé sa position en une phrase : « les chiffres d'inflation de cet été ne me disent pas que les tendances sous-jacentes se sont sensiblement améliorées ». Le marché de taux, lui, est allé plus loin que la banque centrale : au lendemain de la décision, une hausse d'ici décembre était tenue pour acquise, et la réunion des 27 et 28 octobre était créditée d'une probabilité d'environ 50 %. Goldman Sachs a été l'une des premières grandes maisons à réviser sa prévision pour anticiper des hausses consécutives, là où elle voyait jusqu'ici un geste isolé. Le rendement à deux ans, le plus sensible à la politique monétaire, a pris sept points de base pour terminer autour de 4,74 %, après être descendu jusqu'à 4,60 % avant la décision ; l'indice dollar est repassé au-dessus de 100, au plus haut depuis sept semaines.
Deux semaines plus tard, le débat porte sur le calendrier, plus sur la direction. Dans les jours précédant le 30 septembre, la probabilité d'une hausse dès la réunion d'octobre était remontée vers 70 %, selon les estimations relayées par la presse financière. Le 30 septembre, John Williams, président de la Réserve fédérale de New York et vice-président du Comité, a estimé qu'une hausse supplémentaire pourrait être appropriée plus tard dans l'année, mais que rien ne pressait ; selon les mêmes estimations, la probabilité attachée à la réunion d'octobre est retombée vers 50 %. Le même jour, l'indice des prix PCE d'août, la mesure d'inflation que vise la banque centrale, est ressorti à 3,4 % sur un an, et à 3,0 % hors énergie et alimentation, avec une hausse mensuelle de 0,2 % pour cette mesure sous-jacente. Source : Bureau of Economic Analysis, revenus et dépenses personnels d'août 2026, publiés le 30 septembre 2026.
Les publications suivantes ont envoyé des signaux contraires. Le 1er octobre, l'indice ISM de l'industrie manufacturière est ressorti à 54,5 en septembre, pratiquement stable, mais sa composante des prix payés a bondi à 77,9, contre 71,1 en août. Le même jour, Philip Jefferson, vice-président du Conseil des gouverneurs, a dit avoir soutenu la hausse de septembre tout en ne voyant pas d'urgence à aller plus loin : selon lui, les prochains ajustements devront être déterminés par un examen attentif des données. Le 2 octobre, le rapport sur l'emploi de septembre a fait état de 29'000 créations de postes seulement, d'un taux de chômage remonté à 4,2 % et de révisions qui retirent 60'000 emplois aux chiffres de juillet et d'août ; le salaire horaire moyen ne progresse que de 3,0 % sur un an. L'argument qui avait disparu début septembre — un marché du travail en train de caler — revient donc au moment où le Comité se demande s'il doit relever à nouveau. Sources : Institute for Supply Management, indice manufacturier de septembre 2026, publié le 1er octobre 2026 ; Réserve fédérale, discours de Philip Jefferson du 1er octobre 2026 ; Bureau of Labor Statistics, situation de l'emploi de septembre 2026, publiée le 2 octobre 2026.
2. Ce qui avait préparé le terrain : Jackson Hole, l'emploi et l'inflation
La décision du 16 septembre n'est pas tombée du ciel : elle s'est préparée en trois temps sur un mois.
Le 28 août 2026, Kevin Warsh a prononcé sa première allocution majeure en qualité de président de la Réserve fédérale, à l'ouverture du symposium de Jackson Hole. Il y rappelait que l'objectif de stabilité des prix de 2 % est « une cible ferme et fixe » qui ne se réalise pas d'elle-même, jugeait que les conditions financières n'étaient pas restrictives, et concluait que la banque centrale devait être « confiante dans le fait que l'inflation sous-jacente se dirige vers notre objectif, clairement et à une vitesse suffisante. Sinon, nous avons du travail à faire ». Aucune indication de calendrier, mais une direction sans ambiguïté.
Le 4 septembre, le rapport mensuel sur l'emploi a fait état de 162'000 créations de postes en août, alors que le consensus n'en attendait que 53'000 — et alors que la moyenne des douze mois précédents s'établissait à 31'000 seulement. Le taux de chômage est resté stable à 4,1 %, et les mois de juin et juillet ont été révisés à la hausse, juillet repassant en territoire positif (+21'000 après −23'000). L'argument le plus solide contre une hausse de taux — un marché du travail en train de caler — venait de disparaître. Il est revenu un mois plus tard : le rapport du 2 octobre a révisé juillet à −10'000 et août à 133'000, et n'a compté que 29'000 créations de postes en septembre.
Le 11 septembre, l'indice des prix à la consommation d'août a confirmé le diagnostic dans l'autre sens : +0,4 % sur le mois et 3,4 % sur un an, avec une flambée de 3,9 % du prix de l'essence qui explique à elle seule près du tiers de la hausse mensuelle. L'inflation sous-jacente a progressé de 0,3 % sur le mois, un dixième au-dessus des attentes, même si son rythme annuel reflue à 2,4 %, contre 2,5 % en juillet. La probabilité implicite d'une hausse le 16 septembre est alors passée d'environ 60 % au 31 août à 80-90 %. Pour mémoire, la fourchette du taux directeur était maintenue à 3,50-3,75 % depuis la réunion du 29 juillet, au cours de laquelle trois membres du Comité — Beth M. Hammack, Neel Kashkari et Lorie K. Logan — avaient déjà voté pour un relèvement. Le 16 septembre, les neuf autres les ont rejoints. Sources : Réserve fédérale, discours de Kevin Warsh au symposium de Jackson Hole du 28 août 2026 ; Réserve fédérale, communiqué du 29 juillet 2026.
L'effet ne s'est pas limité au marché des changes. L'or, qui avait gagné près de 16 % sur le mois d'août à la faveur de la défiance envers le dollar, évoluait dans les jours suivant la décision autour de 4'300 dollars l'once, après un aller-retour entre 4'366 et 4'240 dans la séance du 16. C'est le signe que le mouvement engagé fin août n'est pas une simple oscillation technique, mais le dénouement partiel d'un pari collectif contre le dollar — un pari dont le franc suisse était, avec l'or, l'un des principaux bénéficiaires.
3. Le Trésor contre la banque centrale : la partie est jouée
Rappelons l'épisode, car il éclaire la mécanique. Le 19 août 2026, le Trésor américain a annoncé qu'il portait la taille maximale de ses opérations de rachat de liquidité sur la dette longue de 2 à au moins 4 milliards de dollars par opération, sur les segments 10-20 ans et 20-30 ans, du 9 septembre au 4 novembre 2026. Objectif affiché : calmer un marché obligataire devenu désordonné, en soutenant le prix des obligations et donc en faisant baisser leur rendement. L'annonce avait fait céder près de 9 points de base au rendement du trente ans, à 5,196 %, et reculer le dollar de 0,8124 à 0,7990 en deux séances. Source : Département du Trésor des États-Unis, communiqué du 19 août 2026.
Nous écrivions le 1er septembre que Washington parlait avec deux voix et que la volatilité en découlerait, puis le 14 septembre que le Trésor avait perdu la première manche. La décision du 16 tranche définitivement. Malgré les rachats, le rendement du bon du Trésor à dix ans a terminé au-dessus de 5,00 % au lendemain de la hausse, et celui du trente ans se tenait à 5,34 % le 17 septembre, non loin du sommet de 5,38 % touché le 11 septembre, inédit depuis 2007. Ce sommet a cédé depuis : le 1er octobre, en fin de séance, selon les taux publiés par le Trésor américain, le rendement à dix ans s'établissait à 5,24 % et celui du trente ans à 5,61 %, bien au-delà du sommet de 5,38 % du 11 septembre. Quelques milliards de rachats hebdomadaires ne pèsent rien face à une réévaluation de la trajectoire de politique monétaire par l'ensemble du marché obligataire.
Pour un détenteur de revenus en dollars, la conséquence pratique est simple : tant que le marché anticipe une Réserve fédérale plus restrictive, c'est cette anticipation qui commande la paire, et les interventions techniques du Trésor n'en sont qu'un bruit de fond. La contrepartie est que le retournement, le jour où il viendra, sera d'autant plus net que rien ne le freinera non plus.
4. Pourquoi le franc a-t-il cédé du terrain avec une économie qui va mieux ?
Le paradoxe est plus instructif qu'il n'y paraît, car les nouvelles suisses ont été bonnes pendant que le franc reculait. Le 3 septembre 2026, le SECO a confirmé dans son estimation détaillée que le produit intérieur brut avait progressé de 1,5 % au deuxième trimestre, la plus forte croissance trimestrielle depuis le troisième trimestre 2021, portée par un rebond de 10,5 % de l'industrie chimique et pharmaceutique et par un retour de la demande intérieure. Le même jour, l'Office fédéral de la statistique a publié une inflation d'août en hausse à 0,8 % sur un an, contre 0,4 % en juillet — le plus haut depuis août 2024 — et le 7 septembre, le SECO a fait état d'un taux de chômage stable à 3,0 %. Le 24 septembre 2026, la Banque Nationale Suisse a maintenu son taux directeur à 0 % pour la cinquième fois consécutive, et relevé ses prévisions d'inflation à 0,7 % pour 2026 et 0,8 % pour 2027 et 2028, contre 0,6 %, 0,6 % et 0,7 % en juin — des prévisions qui supposent un taux maintenu à 0 % sur tout l'horizon, soit jusqu'à fin 2028.
Voilà l'explication : sur le marché des changes, ce n'est pas la santé d'une économie qui se paie, c'est le rendement de sa devise — ou plus exactement la trajectoire attendue de ce rendement. Une Suisse en meilleure forme, avec une inflation qui reste dans la fourchette de stabilité des prix, ne rapproche pas d'un centime la première hausse de la BNS. Tant que ce taux reste à 0,00 %, détenir des francs coûte à un investisseur international le rendement auquel il renonce ailleurs : 3,9 points face au dollar depuis le 17 septembre, contre 3,6 points la veille encore. C'est cette prime d'assurance, et non la conjoncture helvétique, qui a fait reculer le franc de 0,7990 pour un dollar le 20 août à 0,8353 le 1er octobre. L'inflation ne change rien à ce calcul : l'Office fédéral de la statistique l'a publiée le 1er octobre à 1,0 % sur un an en septembre, contre 0,8 % en août, poussée par les produits pétroliers, en hausse de 31,2 % sur un an, tandis que l'inflation sous-jacente s'établit à 0,5 %. Ce chiffre, conforme aux attentes, reste dans la fourchette de stabilité des prix de la BNS. Quant à la mécanique de change, le communiqué du 24 septembre l'a décrite lui-même : la BNS constate que le franc a perdu environ 3 % en termes pondérés par les échanges depuis juin, et attribue elle-même ce recul à l'élargissement des écarts de taux avec l'étranger. Elle reste disposée à intervenir sur le marché des changes au besoin, une disposition qui viserait surtout une appréciation rapide du franc. La dimension structurelle demeure en toile de fond — le franc a gagné près de 13 % face au dollar en 2025 et a prolongé cette progression en 2026 jusqu'à un plus haut de onze ans —, tout comme le soutien commercial de l'accord conclu avec Washington, qui a ramené les droits de douane américains sur les marchandises suisses de 39 % à un plafond de 15 %. Sources : Banque Nationale Suisse, examens de politique monétaire du 18 juin et du 24 septembre 2026 ; Office fédéral de la statistique, indices des prix à la consommation d'août et de septembre publiés le 3 septembre et le 1er octobre 2026 ; SECO, estimation détaillée du PIB du deuxième trimestre publiée le 3 septembre 2026 et statistiques du chômage d'août publiées le 7 septembre 2026.
Ce raisonnement a une limite. Selon l'agence AWP, qui cite Commerzbank, la séance du 2 octobre l'illustre : quand les rendements montent parce que les investisseurs s'inquiètent des dettes publiques, et non parce qu'une banque centrale resserre, le franc peut redevenir un refuge, la faible dette publique suisse et le frein à l'endettement attirant alors les capitaux. Entre les taux de référence du 1er et du 2 octobre, le franc a gagné 1,0 % face au dollar et 1,7 % face à l'euro, sans que la BNS ait rien changé. Source : AWP, « Franken erstarkt weiter », 2 octobre 2026.
Les niveaux techniques qui comptent maintenant sur l'USD/CHF
La paire est sortie par le haut, puis elle a reculé. Le sommet de juillet, 0,8208, a été franchi le 16 septembre au soir ; le repli du 22 a ramené la paire juste en dessous, à 0,8194, sans suite. Le seuil rond des 0,8300 a été franchi le 28 septembre, à 0,8318, et la paire a atteint 0,8353 le 1er octobre, à moins de 0,6 % de 0,8400, borne haute de notre corridor, un niveau que les taux de référence croisés de la BCE n'ont plus atteint depuis la mi-mai 2025. Au taux de référence du 2 octobre, elle est repassée sous les 0,8300, à 0,8266. La zone des 0,8300 devient donc une résistance, et le premier support est celui des 0,8190-0,8210, ancien sommet de juillet et creux du 22 septembre, devant la borne basse de notre corridor, 0,8050. Une réserve s'impose : la paire a pris 1,9 % du 22 septembre au 1er octobre, puis en a rendu 1,0 % d'un taux de référence à l'autre, sans nouvelle décision de la Réserve fédérale, sous l'effet de facteurs extérieurs aux États-Unis, qui peuvent se retourner aussi vite. Et une décision de banque centrale invalide régulièrement les niveaux techniques en une séance : c'est précisément pour cette raison qu'ils ne constituent pas une méthode de décision pour qui convertit un revenu.
Quelles prévisions USD/CHF d'ici fin 2026 ?
Personne ne connaît le taux du 31 décembre, mais on peut cadrer les trajectoires plausibles et surtout chiffrer ce qu'elles coûtent. Une précision de méthode s'impose d'abord, et elle est inconfortable : les projections de maisons d'analyse que nous citions jusqu'ici sont désormais démenties par le marché. MUFG Research vise 0,7800 au quatrième trimestre 2026 et UBS retient une estimation de fin d'année autour de 0,78, dans une fourchette de 0,77 à 0,81 — alors que la paire cote 0,8266, soit 2 % au-dessus du haut de la fourchette d'UBS et 6 % au-dessus de son estimation centrale. Ces deux jeux de chiffres ont été formulés avant le virage de la Réserve fédérale et supposent une banque centrale qui ne resserre pas ; elle a resserré, et annonce qu'elle recommencera. Nous les mentionnons pour mémoire, parce qu'une prévision démentie renseigne davantage qu'une prévision passée sous silence, mais nous ne les retenons plus comme repère central. Ces projections de tiers sont citées à titre de fourchette de marché, non de prédiction, et n'engagent pas ibani.
| Scénario | Déclencheur | Zone USD/CHF | 5'000 USD valent |
|---|---|---|---|
| Le cycle de hausses se confirme | La Réserve fédérale relève à nouveau ses taux les 27-28 octobre ou les 8-9 décembre, l'inflation américaine reste au-dessus de 3 % à l'automne, et le marché de taux continue d'anticiper davantage que la médiane du Comité | 0,8300 – 0,8500 (jusqu'au-delà de la borne haute de notre corridor) | ~4'150 CHF à ~4'250 CHF |
| Consolidation dans le haut de la fourchette (central) | Une seule hausse supplémentaire d'ici décembre, conforme aux projections publiées le 16 septembre ; BNS maintenue à 0 % malgré une inflation remontée à 1,0 % en septembre | 0,8050 – 0,8400 | ~4'025 CHF à ~4'200 CHF |
| Reflux du dollar | L'inflation américaine reflue plus vite que prévu à l'automne et la Réserve fédérale s'en tient là ; ou retournement du marché du travail ; ou choc financier majeur pesant sur les actifs américains | 0,7800 – 0,8050 | ~3'900 CHF à ~4'025 CHF |
L'écart entre les deux extrêmes atteint 350 francs par mois sur un revenu de 5'000 dollars, soit 4'200 francs sur une année. L'équilibre des déclencheurs a bougé le 2 octobre. Le scénario favorable au dollar suppose toujours une mauvaise nouvelle pour le pouvoir d'achat américain — une inflation qui ne redescend pas —, et c'est ce que disent l'indice des prix d'août à 3,4 %, l'indice PCE du même mois, à 3,4 % lui aussi, la composante des prix de l'indice ISM, à 77,9 en septembre, et les projections relevées du Comité. Parmi les déclencheurs du scénario de reflux figure un retournement du marché du travail : le rapport du 2 octobre, avec 29'000 créations de postes, un chômage à 4,2 % et 60'000 emplois retirés aux chiffres de juillet et d'août, ne suffit pas à le constater, mais il en rapproche. Il y aurait là, mécaniquement, de quoi reprendre une bonne partie du gain de 3,5 % qui subsiste depuis le 20 août — ce qui est exactement la situation dans laquelle une conversion unique décidée à la main est la moins défendable.
Combien vaut un revenu en dollars en Suisse aujourd'hui ?
La question concerne plus de monde qu'on ne le croit. À Genève, les organisations internationales, les organisations non gouvernementales et une partie des sociétés de négoce rémunèrent ou facturent en dollars, tandis que leurs collaborateurs paient un loyer, une assurance maladie et des impôts en francs. S'y ajoutent les indépendants qui facturent des clients américains, les retraités percevant une pension des États-Unis, et les entreprises suisses dont les recettes à l'export sont libellées en dollars.
Pour tous ceux-là, le niveau de la paire — encore inférieur de 6,1 % à sa moyenne 2024 malgré le rebond de septembre — est une perte sèche que rien, dans leur contrat de travail, ne signale. Voici l'évolution mathématique d'un revenu de référence de 5'000 dollars, converti en francs suisses.
| Période de référence | Taux de change (USD/CHF) | Revenu converti (en CHF) | Écart mensuel vs Moyenne 2024 |
|---|---|---|---|
| Moyenne 2024 | 0,8806 | ~4'403 CHF | - |
| Plus bas 2026 (fin janvier) | 0,7604 | ~3'802 CHF | − 601 CHF |
| Sommet de juillet 2026 | 0,8208 | ~4'104 CHF | − 299 CHF |
| 18 août 2026 | 0,8124 | ~4'062 CHF | − 341 CHF |
| 20 août 2026 (creux) | 0,7990 | ~3'995 CHF | − 408 CHF |
| 31 août 2026 | 0,8086 | ~4'043 CHF | − 360 CHF |
| 9 septembre 2026 (point bas du mois) | 0,8071 | ~4'036 CHF | − 368 CHF |
| 11 septembre 2026 | 0,8153 | ~4'077 CHF | − 326 CHF |
| 16 septembre 2026 (référence BCE, avant l'annonce) | 0,8190 | ~4'095 CHF | − 308 CHF |
| 17 septembre 2026 (lendemain de la hausse de la Fed) | 0,8245 | ~4'123 CHF | − 280 CHF |
| 24 septembre 2026 (décision de la BNS) | 0,8277 | ~4'139 CHF | − 264 CHF |
| 30 septembre 2026 | 0,8347 | ~4'174 CHF | − 229 CHF |
| 1er octobre 2026 (plus haut depuis mai 2025) | 0,8353 | ~4'177 CHF | − 226 CHF |
| 2 octobre 2026 (actuel) | 0,8266 | ~4'133 CHF | − 270 CHF / mois |
*Méthodologie de calcul : Valeur en francs = (Montant en USD) × (Taux USD/CHF). Valeurs brutes, sur la base du taux interbancaire réel, hors marges bancaires.
Synthèse de l'expert : au 2 octobre 2026, un revenu de 5'000 dollars rapporte 270 francs de moins par mois qu'à la moyenne de 2024, soit environ 3'200 francs sur une année pleine, uniquement par effet de change. Deux lectures se superposent, et il serait malhonnête de n'en donner qu'une. À court terme, ceux qui n'avaient pas converti au creux du 20 août en retirent 138 francs de plus par mois, contre 182 au taux de référence du 1er octobre : le recul enregistré au taux de référence du 2 octobre en a repris près du quart. À moyen terme, la perte reste importante et n'a été comblée qu'à hauteur de 55 % depuis le point bas de janvier. Pour situer l'ordre de grandeur, l'écart actuel représente plus de la moitié de la prime d'assurance maladie mensuelle moyenne d'un adulte en Suisse, soit 465,30 francs en 2026 : la perte est invisible sur la fiche de paie, mais parfaitement visible sur le compte courant.
Comment convertir sans perdre le bénéfice du taux ?
Sur un marché où une annonce technique du Trésor américain peut effacer près de 2 % en une séance et où un tableau de projections peut en reprendre 0,7 % en une soirée, attendre le point d'entrée idéal n'est pas une stratégie, c'est un pari. Les neuf dernières semaines l'illustrent : 0,8208 fin juillet, 0,8124 le 18 août, 0,7979 le 19, 0,7990 le 20, 0,8086 le 31, 0,8071 le 9 septembre, 0,8153 le 11, 0,8190 le 16, 0,8245 le 17, 0,8194 le 22, 0,8347 le 30, 0,8353 le 1er octobre, 0,8266 le 2. Aucune de ces amplitudes n'était chiffrable à l'avance. Les plus fortes secousses de séance sont venues d'un communiqué que personne n'attendait, d'un discours dont personne n'anticipait la fermeté, d'un document annexe dont chacun connaissait la date, et personne le contenu, et, entre le 1er et le 2 octobre, d'un renforcement du franc face à l'euro, au dollar et à la livre. La hausse de fin septembre, de 0,8194 à 0,8347 en six séances, est venue de facteurs extérieurs aux États-Unis, et le repli du début d'octobre aussi.
La méthode qui fonctionne : convertir par tranches régulières. Celui qui rapatrie chaque mois la même part de son revenu obtient mécaniquement le taux moyen de la période, sans avoir à prévoir quoi que ce soit. Ce lissage, ou cost averaging, n'offre jamais le meilleur taux de l'année ; il protège du pire, ce qui est l'objectif réel quand il s'agit d'un revenu et non d'un placement. Pour une échéance connue à l'avance — une facture en dollars, des frais de scolarité, une acquisition —, la logique est différente : c'est là qu'il devient pertinent de bloquer un taux de change à terme, un produit proposé par les banques, plutôt que de subir la séance du jour.
Quelles échéances surveiller d'ici la fin de l'année ?
Les rendez-vous de septembre et du début d'octobre ont livré leur verdict : inflation américaine à 3,4 % le 11, hausse de taux de la Réserve fédérale le 16, maintien de la BNS à 0 % le 24, inflation PCE à 3,4 % le 30, inflation suisse à 1,0 % le 1er octobre et 29'000 créations de postes seulement aux États-Unis en septembre, publiées le 2 octobre. Voici ce qui reste d'ici la fin de l'année.
- 27 et 28 octobre : réunion suivante du Comité de politique monétaire américain, sans projections actualisées. Au 30 septembre, après les propos de John Williams, le marché lui donnait de nouveau environ une chance sur deux d'apporter une nouvelle hausse ; à notre lecture, le rapport sur l'emploi du 2 octobre, nettement inférieur aux attentes, affaiblit cette hypothèse. C'est le rendez-vous le plus susceptible de faire bouger la paire d'ici la fin du mois d'octobre.
- Jusqu'au 4 novembre : poursuite des opérations de rachat élargies du Trésor américain. Elles n'ont empêché ni le dix ans de terminer à 5,24 % le 1er octobre, ni le trente ans de clôturer à 5,61 %, bien au-delà du sommet de 5,38 % du 11 septembre ; il faudra surveiller si elles reprennent la main une fois l'effet de la hausse digéré.
- 8 et 9 décembre : dernière réunion de l'année, cette fois avec un nouveau jeu de projections économiques. Au lendemain de la décision de septembre, les contrats à terme tenaient pour acquise une hausse d'ici cette date. Calendrier de référence : réunions du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale.
- 11 décembre : échéance de la loi de financement temporaire adoptée par le Congrès, qui a évité une fermeture partielle de l'administration fédérale au 1er octobre. Un nouveau texte devra être voté d'ici là.
- Décembre : prochain examen trimestriel de la BNS. Le 24 septembre, elle a maintenu son taux à 0 % et relevé ses prévisions d'inflation sans signaler de hausse : un nouveau maintien reste le scénario de base.
Pourquoi la marge bancaire coûte-t-elle plus cher sur le dollar ?
L'analyse de marché ne sert à rien si l'exécution est défectueuse. Le taux interbancaire — actuellement autour de 0,8266 — est le prix de gros de la monnaie. Ce n'est jamais le taux que votre banque de détail vous applique, et l'écart est structurellement plus large sur le corridor dollar-franc que sur le corridor euro-franc, où le volume traité par les particuliers en Suisse est bien supérieur.
Sur une conversion de 5'000 dollars, une banque classique applique un taux de guichet majoré et facture des frais de virement international. Une marge de 2 % représente environ 83 francs prélevés sur une seule opération — davantage que les 56 francs que la hausse du dollar depuis le 11 septembre rapporte encore sur un versement mensuel — et environ 1'000 francs sur une année de versements mensuels. La marge est le seul des deux facteurs sur lequel vous avez la main.
L'alternative ibani : garder ce que le marché vous donne
Pour que le taux réel du marché se reflète au plus près sur votre compte, c'est l'intermédiation qu'il faut optimiser. Spécialiste du change basé à Genève, ibani accompagne aussi bien les particuliers percevant des revenus en devises que les entreprises qui encaissent ou règlent en dollars, et vous propose :
- Synchronisation sur le taux interbancaire : votre conversion est réalisée en temps réel, au taux réel du marché, majoré d'une marge de 0,40 % à 0,15 % selon le montant, affichée avant chaque conversion.
- Transparence tarifaire : une tarification claire et nette, sans frais de transfert additionnels. Vous savez exactement ce que vous recevez.
- Conformité et sécurité suisses : un intermédiaire financier audité pour son activité, affilié à SO-FIT (OAR), conçu spécifiquement pour absorber la complexité des flux transfrontaliers.
Création de compte gratuite, simple et rapide.
Questions Fréquentes (mise à jour 2 octobre 2026)
Méthodologie et sources : les cours USD/CHF retenus sont calculés par croisement des taux de change de référence EUR/CHF et EUR/USD publiés quotidiennement par la Banque Centrale Européenne (0,8266 au 2 octobre 2026, soit 0,9279 ÷ 1,1225 ; 0,8353 au 1er octobre, soit 0,9437 ÷ 1,1298 ; 0,8347 au 30 septembre ; 0,8332 au 29 ; 0,8318 au 28 ; 0,8277 au 24 ; 0,8194 au 22 ; 0,8245 au 17 septembre ; 0,8190 au 16 septembre ; 0,8153 au 11 septembre ; 0,8071 au 9 septembre ; 0,8086 au 31 août ; 0,7990 au 20 août), méthode qui garantit la cohérence avec notre analyse EUR/CHF ; les cours antérieurs au 20 août croisent au moins deux sources de marché pour chaque date (relevés quotidiens de change et cotations intraday). Le plus haut de 0,8265 est un plus haut de séance relevé le 16 septembre 2026, postérieur au taux de référence du jour, que la Banque Centrale Européenne fixe en milieu de journée européenne — soit avant l'annonce de la Réserve fédérale. Le taux moyen 2024 retenu comme base de comparaison est 0,8806. La qualification de plus haut niveau depuis la mi-mai 2025, pour le 1er octobre, résulte du même croisement des taux de référence de la BCE, dont le dernier niveau supérieur à 0,8353, soit 0,8380, date du 16 mai 2025. Selon le même croisement, le recul enregistré entre les taux de référence du 1er et du 2 octobre (−1,0 %) est le plus fort d'un taux de référence à l'autre depuis le 20 août, et 0,8266 le plus bas niveau depuis le 23 septembre (0,8229). Le cours de l'euro en dollars (1,1355 le 30 septembre, 1,1298 le 1er octobre, 1,1225 le 2 octobre) et celui de l'euro en francs (0,9437 le 1er octobre, 0,9279 le 2 octobre) sont les taux de référence de la BCE ; la qualification de plus forte baisse quotidienne de l'EUR/CHF depuis le 16 juin 2022 résulte de l'historique de ces taux. Le rejet par Donald Trump de la proposition iranienne sur le détroit d'Ormuz, le 26 septembre 2026, provient de la presse d'agence. Les données de politique monétaire proviennent des communiqués officiels de la Réserve fédérale (16 septembre 2026, note d'application et résumé des projections économiques du même jour ; 29 juillet 2026), du discours de son président Kevin Warsh au symposium de Jackson Hole du 28 août 2026 publié par le Federal Reserve Board, et de la Banque Nationale Suisse (18 juin et 24 septembre 2026) ; le calendrier des réunions suivantes du Comité de politique monétaire américain (27-28 octobre et 8-9 décembre 2026) est celui publié par le Federal Reserve Board. Les propos tenus par Kevin Warsh en conférence de presse le 16 septembre 2026 sont traduits de la transcription publiée par le Federal Reserve Board. Les chiffres américains d'emploi et d'inflation proviennent du Bureau of Labor Statistics (rapport sur la situation de l'emploi d'août publié le 4 septembre 2026 : 162'000 créations de postes, taux de chômage à 4,1 %, révisions de juin et juillet ; indice des prix à la consommation d'août publié le 11 septembre 2026 : +0,4 % sur le mois, 3,4 % sur un an, sous-jacent +0,3 % sur le mois et 2,4 % sur un an) et du Bureau of Economic Analysis (indice des prix PCE d'août publié le 30 septembre 2026 : 3,4 % sur un an, 3,0 % pour la mesure sous-jacente). Les propos de John Williams du 30 septembre 2026 et l'évolution de la probabilité attachée à la réunion d'octobre (vers 70 % dans les jours précédant le 30 septembre, vers 50 % ensuite) proviennent de la presse financière ; les rendements du Trésor à dix ans (5,24 %) et à trente ans (5,61 %) au 1er octobre 2026 sont les taux publiés en fin de séance par le Trésor des États-Unis ; la loi de financement temporaire jusqu'au 11 décembre 2026 provient de la presse d'agence. L'indice ISM de l'industrie manufacturière de septembre (54,5, prix payés 77,9) provient de l'Institute for Supply Management (1er octobre 2026), les propos de Philip Jefferson de son discours du 1er octobre 2026 publié par le Federal Reserve Board, et le rapport sur l'emploi de septembre (29'000 créations de postes, chômage à 4,2 %, juillet révisé à −10'000 et août à 133'000, salaire horaire moyen +3,0 % sur un an) du Bureau of Labor Statistics (2 octobre 2026) ; le consensus cité provient de la presse financière. Le lien entre l'appréciation du franc enregistrée entre le 1er et le 2 octobre et la hausse des rendements obligataires est celui que fait l'agence AWP, citant Commerzbank (2 octobre 2026). Les chiffres suisses proviennent de l'Office fédéral de la statistique (indices des prix d'août et de septembre publiés le 3 septembre et le 1er octobre 2026 : 0,8 % puis 1,0 % sur un an, sous-jacente à 0,5 % en septembre, produits pétroliers en hausse de 31,2 %) et du SECO (estimation détaillée du PIB du deuxième trimestre et statistiques du chômage d'août, publiées respectivement les 3 et 7 septembre 2026). Le programme de rachat de dette longue est décrit d'après le communiqué du Département du Trésor des États-Unis du 19 août 2026 ; les niveaux de rendement obligataire (deux ans autour de 4,74 %, dix ans au-dessus de 5,00 % et trente ans à 5,34 % au 17 septembre 2026), l'indice dollar repassé au-dessus de 100 et le cours de l'or (environ 4'300 dollars l'once), ainsi que les probabilités implicites issues des contrats à terme sur les fonds fédéraux (hausse acquise d'ici décembre 2026, environ 50 % pour la réunion d'octobre) et la révision de prévision attribuée à Goldman Sachs, sont issus des relevés de marché et de la presse financière des 16, 17 et 18 septembre 2026. La prime d'assurance maladie mensuelle moyenne d'un adulte pour 2026, soit 465,30 francs, est celle publiée par l'Office fédéral de la santé publique le 23 septembre 2025. Cet article est révisé après chaque décision de politique monétaire ; la prochaine révision interviendra après la réunion de la Réserve fédérale des 27 et 28 octobre 2026.