Valise ouverte emportant pièces et documents, pile de pièces retenue par un cadenas devant un massif suisse

Quitter la Suisse en 2026 : la checklist de départ, du préavis au dernier virement

Clock icon Lecture : 11 minutes | Mise à jour : 15 septembre 2026

Par Brice DELHOME

📌 En bref : ce qui se décide avant le départ
  • L'annonce de départ commande tout le reste. Deux semaines avant de quitter le canton dans la plupart des cantons — le délai est fixé par votre commune —, mais prévoyez plutôt un mois : l'attestation que la commune délivre est la pièce que réclameront la caisse de pension, la fondation de 3e pilier et le fisc.
  • Votre 2e pilier ne vous suivra pas forcément. Départ hors UE/AELE : tout peut être versé. Départ en UE/AELE avec assurance sociale obligatoire : seule la part surobligatoire vous est versée, le reste est bloqué en Suisse jusqu'à cinq ans avant l'âge de référence.
  • Vos cotisations AVS ne vous seront pas remboursées si vous êtes ressortissant d'un pays lié à la Suisse par une convention de sécurité sociale — ce qui couvre l'UE et l'AELE, mais pas seulement. Elles ne sont pas perdues, elles sont immobilisées jusqu'à la retraite.
  • Votre 3e pilier sera imposé là où siège la fondation, pas là où vous vivez. L'arbitrage entre cantons est possible, mais il doit être bouclé avant le départ.
  • Votre permis C peut survivre quatre ans à votre départ, sur demande déposée avant de partir. Sans elle, l'annonce de départ met fin à l'autorisation à la date du départ.

Un déménagement vers la Suisse se rattrape : si vous oubliez une démarche, vous la ferez le mois suivant. Un départ de Suisse, non. Quatre décisions financières doivent être prises tant que vous êtes encore domicilié dans le pays, et elles deviennent irréversibles le jour où votre adresse passe à l'étranger. Ce guide les traite d'abord, puis déroule le calendrier administratif. Si vous faites le chemin inverse, notre checklist d'installation en Suisse couvre l'arrivée.

1. Les quatre décisions irréversibles

Elles ont un point commun : elles coûtent peu à traiter en avance, et elles coûtent cher à découvrir après. Aucune ne va de soi, et chacune contredit une intuition courante.

1.1 Votre 2e pilier ne vous suivra pas forcément

Cette règle dépend entièrement du pays de destination. Si vous quittez la Suisse pour un pays hors UE et AELE, l'intégralité de votre avoir de prévoyance peut vous être versée en espèces. Si vous partez pour un pays de l'UE ou de l'AELE et que vous y êtes soumis à une assurance sociale obligatoire — ce qui est en principe le cas dès lors que vous y exercez une activité lucrative —, seule la part surobligatoire peut vous être versée. La part obligatoire reste en Suisse, sur un compte ou une police de libre passage, et ne devient disponible qu'à partir de cinq ans avant l'âge de référence.

Le mécanisme juridique tient en deux textes : l'article 5 de la loi fédérale sur le libre passage autorise le paiement en espèces à qui quitte définitivement la Suisse, et l'accord sur la libre circulation des personnes en restreint la portée pour l'UE et l'AELE. La conséquence pratique est qu'il faut choisir sa fondation de libre passage avant de partir : à défaut d'instruction de votre part, l'avoir est transféré d'office à la Fondation institution supplétive, comme l'explique notre guide du compte de libre passage. Le détail des scénarios et de la fiscalité du retrait figure dans notre guide du 2e pilier.

1.2 Vos cotisations AVS ne vous seront pas remboursées

On suppose souvent qu'on récupérera, d'une manière ou d'une autre, ce qui a été prélevé sur la fiche de paie pendant des années. Ce n'est pas le cas. Les ressortissants de l'UE et de l'AELE, comme ceux de tous les États liés à la Suisse par une convention de sécurité sociale, ne peuvent pas demander le remboursement de leurs cotisations AVS en quittant le pays.

La raison est cohérente, même si elle déçoit : la convention garantit que la rente sera versée à l'étranger le moment venu. Les cotisations ne disparaissent donc pas, elles sont immobilisées jusqu'à l'âge de la retraite, et la rente suisse viendra s'ajouter à celle de votre nouveau pays. Le remboursement n'existe que pour les ressortissants d'un État sans convention avec la Suisse ; il se demande alors à la Caisse suisse de compensation et s'effectue sans intérêts. Dans tous les cas, gardez trace de votre numéro AVS et de vos années de cotisation : c'est ce qui permettra de reconstituer votre droit trente ans plus tard.

La distinction à retenir. Le 2e pilier et l'AVS ne se comportent pas du tout de la même façon au départ, alors qu'on les évoque souvent ensemble. Le 2e pilier est un capital qui vous appartient : la question est de savoir quelle part vous pouvez emporter. L'AVS est une assurance par répartition : la question n'est pas de récupérer un capital, mais de préserver un droit à rente. Confondre les deux conduit à surestimer ce qu'on emporte et à négliger ce qu'on conserve.

1.3 Votre 3e pilier sera imposé là où siège la fondation, pas là où vous vivez

Le retrait d'un pilier 3a est possible en cas de départ définitif de la Suisse, sur présentation de l'attestation de départ et d'un justificatif d'adresse à l'étranger. Il déclenche un impôt à la source prélevé au moment du versement — et c'est ici que se niche l'arbitrage : le taux dépend du canton où la fondation de prévoyance a son siège, pas de votre canton de domicile ni de votre futur pays de résidence.

L'écart entre cantons peut, selon les situations, justifier d'examiner un transfert de fondation avant le départ. Mais l'opération se pilote tant que vous êtes encore domicilié en Suisse : une fois parti, le transfert devient au mieux laborieux, au pire impossible, et certains établissements imposent une durée de détention minimale avant de laisser partir les avoirs. Selon la convention de double imposition conclue entre la Suisse et votre pays de destination, cet impôt à la source peut ensuite faire l'objet d'une demande de remboursement — une démarche qui se fait depuis l'étranger, et qui suppose d'avoir conservé le décompte fiscal.

1.4 Votre permis C peut survivre quatre ans à votre départ

C'est la bonne nouvelle du départ, et elle demande de bien lire l'article 61 de la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration. L'annonce de départ met elle-même fin à l'autorisation : le délai de six mois souvent cité — trois mois pour une autorisation de courte durée — ne concerne que celui qui quitte la Suisse sans déclarer son départ. Autrement dit, la démarche que tout le reste de ce guide vous recommande d'accomplir est aussi celle qui éteint votre permis. D'où l'intérêt de l'exception ouverte par le même article : sur demande, l'autorisation d'établissement peut être maintenue pendant quatre ans.

La demande se dépose en principe avant le départ, auprès de l'autorité cantonale des migrations, les pratiques variant d'un canton à l'autre. Elle suppose une intention réelle de revenir dans le délai, et elle n'est pas automatique. Elle ne concerne que le permis C : un permis B s'éteint sans équivalent. Mais pour quiconque part avec une expatriation à durée déterminée, un contrat de quelques années ou simplement l'hypothèse d'un retour, elle change tout : sans elle, revenir signifie reconstruire un permis C depuis le début, avec les années de séjour préalable que cela suppose.

2. Le calendrier, de J-90 aux derniers jours

Le reste du départ est une affaire de délais contractuels et administratifs. Aucun n'est piégeux pris isolément ; c'est leur superposition qui crée les oublis. Voici l'ordre dans lequel ils se déclenchent.

ÉchéanceDémarchePourquoi à ce moment-là
J-90 au plus tard
(souvent davantage)
Résiliation du bailTrois mois de préavis pour un logement d'habitation, mais pour le prochain terme prévu au bail ou par l'usage local : selon le moment où vous résiliez, la sortie effective peut être bien plus tardive. À vérifier en premier, car c'est cette date qui fixe le point de départ du compte à rebours.
J-90Transfert de fondation de 3e pilier, en cas d'arbitrage entre cantonsCertains établissements imposent une durée de détention minimale et le traitement prend plusieurs semaines. Après le départ, l'opération n'est plus praticable.
J-60Choix de la fondation de libre passageIndispensable si une part obligatoire de 2e pilier doit rester en Suisse. À défaut d'instruction, l'avoir part d'office à la Fondation institution supplétive.
J-60Demande de maintien du permis CÀ déposer en principe avant le départ auprès de l'autorité cantonale des migrations. Les pratiques cantonales diffèrent : renseignez-vous auprès de votre canton.
J-30Annonce de départ au contrôle des habitantsDeux semaines avant de quitter le canton dans la plupart des cantons, mais le délai est fixé par votre commune. S'y prendre un mois avant laisse le temps d'obtenir l'attestation, que réclameront ensuite plusieurs interlocuteurs.
J-30Annonce à l'administration fiscale cantonaleGenève demande à être prévenue au plus tard quinze jours avant le départ, Zurich recommande un mois : viser un mois couvre les deux. Le canton établit le décompte de l'année de départ.
J-25Retrait de l'attestation de départDélivrée une fois l'annonce enregistrée, au plus tôt un mois avant la date de départ, contre émolument — 25 CHF par personne à Genève. Demandez-en plusieurs exemplaires : caisse de pension, fondation 3a et fisc la réclameront chacun de leur côté.
J-20Véhicule : plaques, immatriculation, dédouanementLes plaques se restituent au service cantonal des automobiles ; l'exportation suppose une formalité douanière de part et d'autre, dont les délais ne dépendent pas de vous.
J-14Caisse maladie (LAMal) et assurances complémentairesL'assurance de base prend fin avec le domicile, mais la caisse a besoin de l'attestation de départ pour clôturer et rembourser d'éventuelles primes payées d'avance.
J-14Abonnements : télécoms, transports, fitness, presseCe sont les seuls contrats qu'aucune administration ne résiliera pour vous, et ceux qui continuent le plus longtemps à prélever sans que personne ne le remarque.

Deux remarques sur ce tableau. D'abord, l'annonce de départ n'est pas la première démarche du calendrier mais la plus structurante : l'attestation qu'elle déclenche conditionne la caisse maladie, la caisse de pension, la fondation de 3e pilier et le fisc, de sorte que rien ne peut être finalisé avant elle. C'est la raison pour laquelle elle figure ici à J-30 alors que le délai minimal exigé est plus court. Ensuite, la redevance radio-TV est l'un des rares postes qui se règle tout seul — Serafe facture sur la base des données transmises par les contrôles des habitants, de sorte qu'annoncer son départ à la commune suffit en principe à interrompre la facturation. Si une facture arrive malgré tout après le départ, c'est la donnée du registre communal qu'il faut faire corriger.

3. Ce qui reste à faire depuis l'étranger

Quatre dossiers survivent au déménagement, et ils portent sur les montants les plus élevés.

Les demandes de versement. Elles ne peuvent être déposées qu'une fois l'attestation de départ obtenue et l'adresse à l'étranger justifiée — c'est-à-dire, en pratique, après le départ. Comptez quelques semaines de traitement pour le 3e pilier comme pour la part de 2e pilier versable, et gardez à l'esprit que les deux institutions travaillent séparément : deux dossiers, deux calendriers, deux versements.

La déclaration d'impôt de l'année de départ. Elle couvre la période du 1er janvier à la date de départ : revenus effectivement réalisés sur cette fraction d'année, fortune arrêtée au jour du départ. Elle arrive après que vous êtes parti, à l'adresse que vous aurez communiquée — d'où l'intérêt de transmettre votre nouvelle adresse au canton. Un point d'attention souvent découvert trop tard : les versements postérieurs au départ restent soumis à l'impôt à la source suisse. Un bonus, un solde de vacances ou une indemnité de fin de contrat versés après votre radiation seront imposés en Suisse, même si vous n'y êtes plus résident.

Les demandes de remboursement fondées sur une convention de double imposition. L'impôt à la source prélevé sur un retrait de 3e pilier, ou sur la part de 2e pilier versée, peut faire l'objet d'une demande de remboursement selon la convention conclue entre la Suisse et votre pays de résidence. Cette démarche se fait depuis l'étranger, dans des délais qui varient, et elle exige les décomptes fiscaux d'origine. Conservez-les.

Le sort du compte bancaire suisse. Rien ne vous oblige à le fermer, mais rares sont les banques qui le maintiennent aux mêmes conditions : la tarification de non-résident s'applique dès que l'adresse passe à l'étranger, avec des frais de tenue de compte majorés et parfois un dépôt minimum. Si une part obligatoire de 2e pilier reste en Suisse, elle n'a pas besoin de ce compte : elle vit sur un compte de libre passage, qui est un produit distinct. La vraie question est celle du coût comparé — maintenir un compte pendant des années contre payer un virement international le jour où vous en aurez besoin.

Le poste que personne ne chiffre : le change

Un départ concentre en quelques semaines des montants d'un tout autre ordre de grandeur qu'un salaire mensuel : solde du compte courant, garantie de loyer restituée, 3e pilier retiré, part surobligatoire du 2e pilier. Additionnés, ils forment souvent le plus gros transfert transfrontalier d'une vie.

Et c'est là que l'arithmétique devient brutale. Sur un capital de 100 000 CHF, un point de pourcentage de marge (1 %) représente 1 000 CHF — sans commune mesure avec les émoluments administratifs d'un départ. La logique est la même que pour un salaire, décrite dans notre guide du rapatriement de salaire, mais l'échelle change tout : ce qui se compte en dizaines de francs sur une paie mensuelle se compte en milliers sur un capital de départ. Le taux affiché par une banque de détail n'est jamais le taux interbancaire, et l'écart se mesure en pourcentage du montant transféré, pas en frais fixes — c'est précisément pourquoi il passe inaperçu sur les petits montants et devient déterminant sur les gros. Vous pouvez comparer les ordres de grandeur sur notre convertisseur CHF/EUR en temps réel.

Une option parmi d'autres, selon votre situation : convertir au fil des versements plutôt qu'en une fois.
Les versements d'un départ n'arrivent pas le même jour. Le solde du compte courant est disponible immédiatement, la garantie de loyer revient après l'état des lieux, le 3e pilier quelques semaines après l'envoi de la demande. Les convertir au fil de leur arrivée plutôt que de tout regrouper sur une seule date évite de faire dépendre l'ensemble du capital d'un taux unique — le même raisonnement que la conversion par tranches d'un salaire, appliqué à un montant sans répétition possible.

Pour les opérations dont la date est déjà connue — une garantie de loyer dont vous savez qu'elle sera restituée à telle échéance —, notre guide sur la possibilité de bloquer un taux de change détaille les conditions dans lesquelles cela a un sens.

Questions fréquentes sur le départ de Suisse

Le point de passage obligé est l'annonce de départ au contrôle des habitants de votre commune. Elle se fait deux semaines avant de quitter le canton dans la plupart des cantons — le délai exact est fixé par votre commune —, et elle déclenche presque tout le reste : la commune transmet l'information à Serafe pour la redevance radio-TV, et l'attestation de départ qu'elle vous délivre est la pièce que réclameront votre caisse de pension, votre fondation de 3e pilier et l'administration fiscale. Il faut également prévenir séparément l'administration fiscale cantonale, votre caisse maladie et votre employeur. Le reste du calendrier découle de délais contractuels : trois mois pour un bail d'habitation, des durées variables pour les assurances et les abonnements.

Cela dépend entièrement du pays de destination. Si vous partez hors de l'UE et de l'AELE, la totalité de l'avoir peut être versée en espèces. Si vous partez dans un pays de l'UE ou de l'AELE et que vous y êtes soumis à une assurance sociale obligatoire, seule la part surobligatoire peut vous être versée : la part obligatoire reste bloquée en Suisse sur un compte ou une police de libre passage, et ne peut être touchée qu'à partir de cinq ans avant l'âge de référence. C'est la conséquence de l'accord sur la libre circulation des personnes, qui restreint le paiement en espèces prévu par l'article 5 de la loi sur le libre passage.

Non, dans la grande majorité des cas. Les ressortissants de l'UE et de l'AELE, comme ceux des autres États liés à la Suisse par une convention de sécurité sociale, ne peuvent pas demander le remboursement de leurs cotisations AVS. La logique est que la convention garantit le versement de la rente à l'étranger le moment venu : les cotisations ne sont pas perdues, elles sont immobilisées jusqu'à l'âge de la retraite. Le remboursement n'est possible que pour les ressortissants d'un État sans convention avec la Suisse, et il s'effectue alors sans intérêts, auprès de la Caisse suisse de compensation.

Par un impôt à la source prélevé au moment du versement, et c'est le canton du siège de la fondation de prévoyance qui détermine le taux, pas votre canton de domicile ni votre futur pays de résidence. L'écart entre cantons est significatif, ce qui peut rendre l'arbitrage utile, mais il se joue avant le départ : un transfert de fondation doit être bouclé tant que vous êtes encore domicilié en Suisse. Selon la convention de double imposition conclue entre la Suisse et votre pays de destination, cet impôt peut ensuite faire l'objet d'une demande de remboursement.

L'article 61 de la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration distingue deux situations, et la nuance compte. L'annonce de départ met elle-même fin à l'autorisation, à la date du départ. Le délai de six mois souvent cité — trois mois pour une autorisation de courte durée — ne vise que celui qui quitte la Suisse sans déclarer son départ. Il existe en revanche une exception qui vaut la peine d'être connue : sur demande, l'autorisation d'établissement peut être maintenue pendant quatre ans. Cette possibilité ne vise que l'autorisation d'établissement, c'est-à-dire le permis C : un permis B s'éteint sans dispositif équivalent. La demande se dépose en principe avant le départ auprès de l'autorité cantonale compétente, les pratiques variant d'un canton à l'autre. Elle suppose une intention réelle de revenir dans ce délai, mais elle évite d'avoir à reconstruire un permis C depuis le début en cas de retour.

Oui. L'année de départ donne lieu à une taxation partielle : vous êtes imposé sur les revenus effectivement réalisés entre le 1er janvier et la date de votre départ, et votre fortune est arrêtée à cette même date. Les cantons demandent à être prévenus en amont — quinze jours avant le départ à Genève, un mois recommandé à Zurich — afin de pouvoir établir le décompte de l'année de départ. Attention également aux versements postérieurs au départ, comme un bonus ou une indemnité : ils restent soumis à l'impôt à la source suisse même si vous n'êtes plus résident.

Ce n'est pas une obligation, mais c'est rarement gratuit de le garder. La plupart des banques suisses appliquent une tarification de non-résident dès que votre adresse passe à l'étranger : frais de tenue de compte majorés, parfois un dépôt minimum, et dans certains cas une clôture à l'initiative de la banque. Si une part obligatoire de 2e pilier reste bloquée en Suisse, elle n'a pas besoin de votre compte courant pour cela : elle vit sur un compte de libre passage, qui est un produit distinct. Comparez le coût annuel du maintien avec ce que vous coûterait, plus tard, un virement international vers votre nouveau pays.

C'est la question la plus chère de tout le départ, parce qu'un départ concentre en quelques semaines des montants hors de proportion avec un salaire mensuel : solde du compte courant, garantie de loyer restituée, 3e pilier, part surobligatoire du 2e pilier. Sur un capital de 100 000 CHF, un écart d'un point de pourcentage de marge (1 %) représente 1 000 CHF, sans commune mesure avec les émoluments administratifs d'un départ. La règle est la même que pour un salaire : le taux affiché par une banque de détail n'est pas le taux interbancaire, et la différence se mesure en pourcentage du capital transféré, pas en frais fixes.
Avertissement : ce guide décrit le cadre légal et administratif en vigueur au 15 septembre 2026. Les délais et émoluments cantonaux varient d'un canton à l'autre et évoluent : vérifiez systématiquement auprès de votre commune, de votre canton et de vos institutions de prévoyance avant d'engager une démarche. Ces informations sont fournies à titre indicatif et ne constituent ni un conseil fiscal, ni un conseil juridique, ni une recommandation en matière de prévoyance ou de change.

Méthodologie et sources : les règles d'extinction et de maintien des autorisations de séjour proviennent de l'article 61 de la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration (LEI, RS 142.20). Les conditions de versement en espèces de la prestation de sortie proviennent de l'article 5 de la loi fédérale sur le libre passage (LFLP, RS 831.42), complété par l'accord sur la libre circulation des personnes pour les départs vers l'UE et l'AELE. Le régime de remboursement des cotisations AVS est celui décrit par les mémentos de l'AVS/AI et appliqué par la Caisse suisse de compensation. Le délai de préavis de trois mois pour un bail d'habitation, applicable pour le prochain terme légal ou contractuel, découle de l'article 266c du Code des obligations (CO, RS 220). Les délais d'annonce de départ, le tarif de l'attestation de départ (25 CHF par personne) et le délai d'information de l'administration fiscale sont ceux publiés par les administrations cantonales de Genève et de Zurich, et varient selon le canton. Le fonctionnement de la redevance radio-TV repose sur les données transmises mensuellement par les contrôles des habitants, tel que décrit par Serafe.

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